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Lundi 25 décembre 2006 1 25 /12 /Déc /2006 09:29
Ca y est, c'est passé !

Vous avez ouvert vos beaux paquets, joué avec vos nouveaux jouets, jeté les emballages (sauf les plus beaux, ça peut toujours servir), fini de digérer les huîtres, les gambas, le chapon (ha ha ha, suivez mon regard d'alsacienne) et la bûche ?

C'était bien ? Prêts pour le prochain round dans une semaine ?


A Nagoya, le Père Noël est crevé crevé crevé. Pensez, 120 millions de Japonais à servir en une nuit ! Il n'a même pas réussi à retrouver ses rennes avec cette foule et s'est écroulé devant la pizzeria (alors là, c'est sûr, les Italiens et leur cuisine sont les number one dans le monde ! le nombre de restaus italiens au Japon est phénoménal et leur fréquentation... voyez plutôt la queue !)


Notre pauvre Papa Noël (ah Tino) s'est finalement réveillé et a réussi à se traîner jusqu'à son chalet. Mais impossible de remettre la main sur ses clefs. Il se rendort aussi sec (à moins qu'il soit carrément mort ??? non, c'est pas possible, pas ça ).


Alors, c'est quoi Noël au Japon ??? Kllllismas.... J'ai un peu de mal à trouver la bonne réponse. Je dirais que c'est le reflet extrême de ce que c'est chez nous : la fête des lumières (non, pas Hanoucah) et de la consommation. Le Japon est très fort en illuminations, vous avez vu les photos de Tokyo , et les Japonais adorent se prendre en photo devant les sapins. Quant à la consommation, vous avez compris que c'est le hobby favori des Japonais, et dans ce contexte, toute occasion est bonne à prendre ! Je n'ai pas fait d'enquête, mais à mon avis, rares sont les Japonais qui savent à quoi correspond la célébration de Noël pour les chrétiens.
On pourrait dire que c'est un peu comme Halloween depuis quelques années en France.

En tous cas, ce n'est ni une fête de famille (ça n'aurait aucun sens) ni un jour férié (tout le monde travaille aujourd'hui et les magaz sont tous ouverts, comme tous les autres jours de l'année d'ailleurs.... je me demande s'il y a des jours où les magaz sont fermés ???). On n'a vu aucune trace de repas spécial, ni entendu carillonner les cloches à minuit.

Pour nous deux, le soir du 24 a quand même été l'occasion d'un festin offert par Maman qui a délié les cordons de sa bourse pour nous faire oublier le mal du pays. (Elle n'a pas idée de ce à quoi ressemblent nos 24 décembre pondichériens habituels). A l'origine, on était invité à dîner avec Papa et elle, mais finalement ils se sont dégonflé et se sont contenté de nous réserver le restau et de payer le menu à l'avance. On n'a eu qu'à s'asseoir et déguster, bien tranquilles tous les deux ! Le pied.

Le plat c'était shabu shabu, c'est-à-dire la fondue japonaise, viande de boeuf coupée en tranches très fines façon carpaccio et légumes trempés dans une marmite de bouillon d'algues. A cela s'ajoutent deux petites sauces divines, l'une au vinaigre japonais assaisonné d'un petit râpé de radis et carottes, l'autre à la crème de sésame façon Tehina avec purée d'ail. Bien entendu le radis et le vinaigre n'ont qu'un lointain rapport avec leurs frères français. Bien plus fin et délicat ici, il faut l'avouer.

Mais avant ça, on a eu droit à une entrée de fugu. C'est quoi le fugu ? J'en ai trouvé une description précise sur Internet:

Le fugu, ou encore poisson-lune ou poisson-globe est un luxueux mets traditionnel particulièrement apprécié au Japon. Il se dénomme ainsi car son apparence prend la forme d'un globe lorsqu’il se sent menacé. Ce poisson de la famille des tetraodontidés est quasiment un symbole. On en retrouve des représentations graphiques sur nombre de devanture de restaurants, de livres et de recettes de cuisines…

La particularité et l’attrait pour certains de ce poisson viennent de sa toxicité. En effet le foie, les ovaires et les intestins de ce poisson contiennent une neurotoxine dénommée tétrodotoxine dont l’ingestion provoque une paralysie foudroyante des systèmes respiratoire et nerveux. Pour ajouter au charme de ce charmant poisson-globe, sachez qu’il n’existe aucun antidote.

Chaque année quelques gourmets décèdent de ce pêché mortel (3 personnes en 2003).

L’intérêt essentiel de la dégustation du fugu réside dans le risque encouru par les gourmets amateurs de sensation forte.

La préparation du fugu est un art particulier nécessitant une formation validée depuis 1958 par un diplôme d’Etat délivré par le ministère de la Santé. Une mauvaise découpe de ce poisson libère les neurotoxines contenues dans ses viscères et empoisonne la chair. La licence ne s'obtient qu'après un examen, au cours duquel le cuisinier doit préparer puis déguster lui-même ce plat : s'il ne s'empoisonne pas, il obtient le diplôme. Les organes contenant les toxines mortelles sont interdites à la consommation depuis 1983.

Attention cependant aux prix qui peuvent être parfois plus douloureux que l’expérience gustative elle-même. Selon la qualité de l’établissement choisi, les prix s’étaleront pour un menu au fugu de 55 à 2500€ .

La chair blanche et délicate du fugu est généralement consommée crue en sashimi, disposée en fines lamelles translucides dans l’assiette (on peut voir la vaisselle à travers le poisson).

Intéressant, n'est-ce pas ? Donc, après le tremblement de terre, nous avons échappé à un nouveau danger, l'empoisonnement ! façon Litvinenko.

Hormis le frisson, je dois avouer que je n'ai pas réellement apprécié le mets. La chair est ferme limite coriace et le goût... ben... je le cherche toujours ! Trop fin pour mon palais gâté par l'abus
d'épices et de tabac peut-être.

Ces restrictions mises à part, je suis quand même ravie d'avoir testé ce plat mythique que je ne me serais jamais payé moi-même, bien sûr !

Après le shabu shabu, il y a encore eu l'inévitable bol de riz avec ses petits légumes au vinaigre et quelques kishimen cuites dans le bouillon restant. Ce sont de grosses pâtes plates, une spécialité nagoyenne.

Autant vous dire qu'on n'en pouvait plus, un vrai repas de Noël. Exotique certes.
Pour finir, à la place de la bûche, on a eu droit à une petite glace au thé vert. On avait découvert cette délicatesse à l'hôtel Saito à la montagne. Délicieux.

On a arrosé tout ça de deux petites flasques de saké chaud, non compris dans l'addition prépayée.

Voilà. Vous n'y avez pas coupé. C'est normal, le lendemain de Noël, on parle toujours de bouffe.

J'allais oublier les photos de l'animal:

AVANT :                                                       APRES :
















Et pour terminer, le nouveau pied de page, pour séparer les articles plus clairement.
On n'arrête pas le progrès...


mimi et jicé au
japon

Par mimi san - Publié dans : nipponenimauvaise
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Vendredi 22 décembre 2006 5 22 /12 /Déc /2006 11:13
Par NIPONNE NI mauvaise - Publié dans : nipponenimauvaise
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Jeudi 21 décembre 2006 4 21 /12 /Déc /2006 14:04
OUIiiii ! Nous avons vécu notre premier tremblement de terre mardi à18h33.

JC venait de rentrer quand soudain un grand bruit sourd, le briquet s'est mis à glisser sur la table, tout a tremblé, on s'est regardé, sans un mot.... Ca faisait peur ! je l'ai pris direct dans le plexus, et j'en suis restée toute retournée pendant une heure après. Normalement il faut se cacher sous un meuble mais nous on n'a qu'une toute petite table, bien trop exiguë pour nous abriter tous les deux (enfin surtout moi, bibendum). On a vite allumé la télé, ils disaient que l'épicentre était près de Nagoya, que le métro avait été arrêté pour raison de sécurité (quand même) et qu'il ne fallait pas s'inquiéter.
Enfin moi je ne comprenais que la carte et les chiffres, mais Jan San, lui, a tout compris (c'est normal, c'est le meilleur !!!!).

Enfin voilà, j'ai pas filmé. J'aurais pu prendre le briquet, vous me direz... Mais ça n'a duré que quelques secondes et je n'ai pas eu la présence d'esprit de dégainer. Je ne voyais que cette toute petite table.

Après je me suis dit que notre immeuble était tout neuf et certainement à la pointe du parasismique et qu'il n'y avait pas lieu de s'inquiéter. Il y a 2000 tremblements de terre au Japon par an, selon notre guide National Geographic (merci DD !).

Après on a mangé une bonne soupe de légumes que JC nous a préparée. On souffre du manque de légumes, on ne mange que de la viande dans ce pays. On est devenu totalement omnivores. Même que ce soir on a mangé du himono (oui, comme kimono, le poisson séché) CRU ! On pense qu'on s'est trompé, qu'il ne fallait pas le manger comme ça. Mais bon on a fermé les yeux et on l'a bravement avalé sans trop mâcher, avec beaucoup de riz cuit dans le rice cooker, donc parfaitement à point (oui Franky, il marche ! bizarrement ça met 1h à cuire mais après ça reste chaud pendant des heures). Le rice cooker comme tous les appareils japonais fait ding dong ding
quand il se met en marche, puis ding dong ding quand le riz est cuit. Ou peut-être dong ding dong..

C'est quelque chose, l'environnement sonore ici. Je vous avais déjà parlé de la dame du GPS qui disait que des conneries en japonais dans la petite Starlett. (je sais, tous ceux qui ont un GPS ont une dame dedans, n'est-ce pas Brigitte ?). Maintenant on a aussi une dame dans l'ascenseur qui dit un truc genre 'Doo shima shimash' quand on entre et qui le répète 30 sec après quand on sort. Ca veut dire la porte va se fermer. Trop utile !
Dans le métro c'est l'enfer, il y a plein de dames qui disent des trucs tout le temps, même qu'elles parlent anglais !

Et dans les magaz quand on entre, les vendeurs disent "ilasha imasen". Quand on arrive en haut de l'escalator dans le grand magasin, il y a un mec qui fait que ça ilasha imasen. Toute la journée ilasha imasen. Je sais pas combien d'heures par jour il travaille, ni dans quel état il rentre à la maison. Le pire c'est que personne n'en a rien à battre, c'est comme s'il était une dame GPS, on ne le regarde pas, on ne lui sourit pas, on l'ignore complètement.
Quand on paie, ils disent aussi plein de trucs. D'abord les salutations d'usage, puis ils énoncent le montant qu'on doit payer, ensuite le montant du billet qu'on leur tend, puis le montant de la monnaie qu'ils nous rendent, et enfin Domo arigoto goza imasu qui veut dire merci. Toujours, ils  font ça toujours.

L'autre jour au restaurant, j'ai compté. La fille a dit cinq fois Domo arigato etc. entre le moment où on a remis nos chaussures (parce qu'il fallait enlever les chaussures pour aller s'assoir, par contre ils gardent tous leurs anoracks, ils sont quand même space) et le moment où on est sortis, c'est-à-dire 3mn maxi.

Bref les Japonais ont beaucoup de phrases toutes faites et aiment à les répéter.

Bon, vous avez eu la patience de suivre ces considérations passionnantes, alors vous avez droit à des photos. Elles ne sont pas tellement passionnantes non plus, mais je les mets quand même parce que c'est là où on habite en ce moment à Nagoya.

Voici notre immeuble.                                                 Et juste en face une jolie maison















peut-être un temple ???










Quand on regarde à gauche en sortant                                                        et à droite
















Ce que nous montrent ces photos, c'est d'abord qu'au Japon aussi il y a des tags, et que les tags japonais ressemblent comme des frères aux tags français.

Vous remarquerez aussi les fils électriques disgracieux (on se croirait à Parath Gang à Delhi) : c'est à cause de Richter et des tremblements, il paraît, enfin c'est ce que dit Jicé. Moi je ne comprends pas trop mais bon, s'il le dit...

Ensuite on voit bien une chose qui m'a toujours beaucoup frappée ici : l'intrication permanente (oui madame, l'intrication) de l'ancien et du moderne. C'est vrai qu'avant de venir au Japon, j'avais l'idée d'un pays ultramoderne, et les photos de Tokyo vous ont confirmé cette vision. Mais à côté de ça, tout à côté, il y a aussi ces petites maisonnettes et ce vieux magasin de boutons (à droite de la maison) qui semble n'avoir pas bougé depuis les années 50. Etonnant, surtout que nous sommes vraiment au coeur de la ville, et la rue qu'on voit au bout à gauche (avec Parco) est LA rue commerçante de Nagoya.

Hier soir on s'est balladé un peu dans le quartier. C'est hyper animé et les jeunes décolorés croisent les salarymen éméchés en costume qui viennent d'aller boire avec leurs collègues de bureau avant de rentrer chez eux. On reviendra sur cette coutume une autre fois.

Sur le chemin, on est retombé sur l'inévitable Louis Vuitton et j'ai encore repris cette magnifique sculpture d'Olafur Eliasson intitulée Eye can see you (allez voir son Shanti à lui : http://www.121Ethiopia.org). Brigitte, est-ce que Vuiton à Monaco a la même en vitrine ? il semble que c'est worldwide).



Bon, pour terminer, quelques petites vidéos que j'ai tournées hier soir mercredi. C'est à 5mn de chez nous et ça brille de tous côtés. C'est pas comme avenue sacha guitry.
Attention au SON ! je ne sais pas pourquoi c'est si fort... c'est la faute à Lumix !



Bon, vous avez tous remarqué que j'ai fait une fausse manoeuvre à la fin... un errement de la caméra. Pardon !

Merci encore une fois à tous pour vos commentaires et vos gentils mots, ça me fait TRES plaisir.

Allez, au dodo !
Par NIPONNE NI mauvaise - Publié dans : nipponenimauvaise
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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 10:15


Lundi soir,

Holà, il est 18h15 ici, on a fini notre journée de travail tous les deux (au fait, le décalage c'est 8h, on a 8h d'avance sur la France, mais peut-être l'ai-je déjà dit ??? malheur, je perds la tête).

Vous êtes dans l'angoisse, je le sais, de savoir si oui ou non, ce voyage va se poursuivre... ou si nous avons déjà changé nos billets de retour. Et bien non. Comme le titre de l'article l'indique, j'ai fait un fromage pour pas grand-chose.

L'appartement à Nagoya est petit, mais très bien situé (je dirais juste derrière Nice Etoile) dans une rue calme (et en plus on donne sur l'arrière, donc pas un bruit). C'est tout neuf et super bien équipé, avec une kitchenette dotée d'un beau frigo, d'une cuisinière à gaz et d'un micro-ondes dont je ne me lasse pas... je découvre les joies de la vie moderne. Il y a une machine à laver dans la salle de bains, un fer à repasser et une mini table (comme celle d'Ikea, princesse) donc JC va pouvoir s'atteler à ses fonctions habituelles de dhobi wallah.

On n'a pas encore essayé la télé, mais comme vous pouvez imaginer, je me suis jetée sur le modem et j'ai réussi très vite à me raccorder au monde bien que les instructions étaient en japonais. Mes années d'informatique ont laissé quelques souvenirs.

Quant au fameux lit, il est vrai qu'il n'est pas grand (1,10m ou 1,20) mais ça va, on y tient à deux et je n'ai pas besoin de dormir par terre comme un chien sur le futon qui n'est en fait qu'un vulgaire matelas de mousse. Tout se perd...

Vous voilà rassurés ! le feuilleton peut continuer.



Reprenons donc où nous en étions, c'est-à-dire chez les doo-inakappé là haut dans la montagne.

Finalement ce n'était pas plus inakappé que ça. Le restau ressemblait un peu à une Winstub alsacienne et on a mangé des brochettes diverses de poulet. Il y avait même de la peau grillée, ça c'était un peu dégueulasse et on a laissé.

Kazumi parle un peu l'anglais et elle est vraiment sympa. Elle est partie hier dimanche pour aller voir un ami à Taïwan (3h30 d'avion de Tokyo). Ca fait un an qu'elle travaille pour Maman et elle n'a pas droit à des vacances (jamais ???). Elle a 2 jours de libre par semaine. Elle avait demandé à El Boutcho - qui est son chef - de lui donner 4 jours pour Taïwan mais elle n'en a obtenu que trois ! Ca donne une idée des conditions de travail à la japonaise... Je pense que ça ne nous conviendrait pas du tout.

Et maintenant, trève de blaba, voici une nouvelle vidéo où vous pouvez admirer les talents linguistiques de JC.


Si comme moi vous avez des problèmes pour visualiser la vidéo et qu'elle est hachée, procédez comme suit :
- cliquez sur le bouton Play pour commencer
- quand la vidéo démarre, cliquez une nouvelle fois sur ce bouton pour arrêter le déroulement
- attendez jusqu'à ce que le petit curseur gris soit arrivé au bout de la ligne (et que l'ensemble de la vidéo soit téléchargée)
- réappuyez sur Play pour regarder la vidéo sans encombre
 
Vous pouvez reconnaître Hiroko à gauche et Kazumi à droite, elles étaient déjà en photo la semaine dernière
.

Je ferai aussi un album photo avec le joli temple de la montagne, celui qu'on voyait de la fenêtre de l'hôtel.

Avant de vous laisser repartir vers vos activités de ce lundi, voici encore deux photos prises hier dimanche à Nagoya.

Les magasins sont ouverts et le dimanche est le jour de shopping. Dans ce quartier populaire, on trouve de tout dans un ensemble de galeries couvertes autour d'un lieu central, un grand temple. Ca sent la friture, les haut-parleurs beuglent, les vendeurs hèlent les chalands. C'est
très vivant, sympa avec plein de jeunes aux looks incroyable. On est loin de l'image des touristes japonais qu'on rencontre sur la Prom'.




Par NIPONNE NI mauvaise - Publié dans : nipponenimauvaise
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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /Déc /2006 08:13

Un petit mot aujourd’hui avec un grand point d’interrogation 

 ?

Le séjour 4 étoiles se termine demain. Sans regret, car je n'en peux plus de traîner en savates et en robe de chambre toute la journée avec tant de vieillesse autour de moi. JC me dit c'est un miroir, encourageant ! C'est comme pour tout, en petite quantité ça va, mais en nombre...

Encore un petit bain dans les sources chaudes, quelques longueurs dans ma piscine privée, un buffet de petit-déjeuner japonais et on réembarque dans le shinkansen pour Nagoya.

 
On a appris que, pour les presque 15 jours prévus là-bas, on serait logé dans un appartement dont on doit recevoir la clé par DHL aujourd’hui ou demain matin. El Boutcho a envoyé un fax avec les instructions pour s’y rendre et le plan des lieux. Il a écrit Sorry, alors on est très inquiets... Quand il dit Sorry (sollly) ça sent le sushi pourri (poullli). Tout ce qu’on sait c’est il n'y a qu'un petit lit et on doit donc dormir sur les futons. Mais ici c'est vraiment des futons, on dort par terre sur un gros édredon un peu dur. Jusque là, pas de quoi en faire un fromage, n’est-ce pas ? Franchement on en a vu d’autres, nous les routards (hum hum).

 
A dire vrai, on s’est avoué entre nous hier soir que ce séjour avait été jusqu’à présent vraiment formidable, mais que ça ne faisait que 3 semaines, et qu’il y avait encore beaucoup de temps devant nous, notamment 4 longues semaines à Atami (avec de plus des travaux prévus dans la maison, je ne sais pas comment ils voient ça). Bref, on se disait que, si on passait encore quelques jours de vacances (de vraies vacances) à Tokyo, ça suffirait peut-être comme ça.

Et qu’après on pourrait rentrer, puis repartir vers une destination plus chaude, plus riante et moins coûteuse (India ? non, on avait dit pas India cette année…).

 
Alors, on va voir comment ça tourne. Ce qui est clair c’est qu’on ne meurt pas d’envie de passer ce mois de janvier à Atami et que si on trouve un moyen honnête d’y échapper, on n’hésitera pas.

 
Je ne sais pas ce qu'il en est de la connexion internet dans notre futur logis, alors si vous n'entendez rien d'ici lundi, c’est que je n’ai pas d’accès.

 
Comme vous voyez, tout n’est pas toujours rose au pays des samouraïs, surtout pour les travailleuses/travailleurs. Arlette aurait du boulot ici.

 
Ce soir on va manger avec les filles, Kazumi et Hiroko. Elles nous emmènent dans un restaurant doo-inakkapé. On connaissait déjà inakkapé, n’est-ce pas David ? c’est l’un des premiers mots de japonais qu’on a appris il y a bien longtemps et on en a usé et abusé. Ca veut dire campagne, et par extension, les paysans, les ploucs. On a beaucoup expérimenté le concept cette année, avec Atami, qui était déjà bien inakkapé, puis ici dans ce village dont j’ignore le nom (mais je sais qu’on est près d’une ville qui s’appelle Ueda, il faudrait quand même que je regarde sur internet avant de partir). Mais doo inakappé ça veut dire campagne reculée. Ca va donc être encore une grande expérience ce soir, et on s’en réjouit à l’avance.

 
A part ça, puisque cet article est légèrement teinté de morosité, j'ajouterai que JC a toujours mal au dos et qu’on dort très mal tous les deux depuis notre arrivée au Japon.

 
Suite au prochain numéro. Quel suspense ! Ce serait quand même un comble si on rentrait passer la Noël à Roquebrune. C'est les voisins qui en feraient une tête !

 
A tous, des bises.


Par NIPONNE NI mauvaise - Publié dans : nipponenimauvaise
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de quoi ça cause

mimi et jicé au japon

histoire

des mots, des photos et des vidéos qui racontent le voyage de mimi et jicé au japon entre novembre 2006 et février 2007
narrée par mimi san sous le regard bienveillant MAIS critique de jan san.

Voyage professionnel (donc vu de l'intérieur, en apnée) ponctué de périodes de repos (retour au tourisme, bol d'air) avec des séjours de 2 jours à plus de 3 semaines entre Tokyo, Nagoya, Atami,
Ueda (Nagano), Osaka, Arima, Kyoto et Fukuoka.

héros
au japon, jicé est appelé jan, jan san ou jan sensei (en ordre croissant de respect)

il est venu pour former le personnel d'une société japonaise à sa technique de massage pendant trois mois. mimi san l'accompagne. ils ont déjà fait un séjour de trois mois en 2000 au japon et jicé se débrouille à l'oral comme à l'écrit en japonais.

principaux intervenants

Maman
la reine des abeilles, la super-maman des 200 filles qu'elle emploie. une personnalité. une sacrée femme d'affaires, entreprenante et audacieuse. elle règne sans partage et sans discussion sur son petit royaume, dans la bonne humeur ET avec une poigne de fer. généreuse et pingre à la fois. sympa mais à condition que ce soit elle qui commande... elle a craqué pour jicé et en même temps, elle flaire la bonne affaire.
Papa
bonnard, toujours la banane. ne dit rien. ne parle pas un mot d'anglais. ne se mêle pas mais sans aucune  prétention. on ne sait pas quel est son rôle.
El Boutcho
le chef d'une section de l'entreprise. seul homme avec papa au milieu de toutes ces femmes. c'est lui qui est chargé de s'occuper de jan (respect minimum) et de sa grognasse (moi) pendant leur séjour.
les relations cordiales du début se tendent assez rapidement pour ensuite poursuivre une lente détérioration, malgré les efforts désespérés de jicé qui essaie de sauver les meubles. chocs de cultures, conflits de personnalités...


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