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Dimanche 8 avril 2007 7 08 /04 /Avr /2007 14:51
Par mimi san - Publié dans : nipponenimauvaise
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Dimanche 25 mars 2007 7 25 /03 /Mars /2007 17:12
En arrivant au Japon, on a été étonnés et déçus de constater la morosité des couleurs de la foule tokyoite. Sans espérer les vibrantes couleurs de l'Inde (ah les saris en nylon rose vif et vert pistache...) on s'attendait à trouver du style, de l'originalité, des surprises. Mais l'impression d'ensemble est grise et morne, et dans la plupart des boutiques on ne voit que du gris, du noir, du marron, du bleu marine et du vert bouteille. Quand il y a des couleurs, elles sont trop tranchées, c'est un orange criard, un rose bonbon, un bleu dragée...

Il y a une dizaine d'années, dans les rues des grandes villes, on croisait des très jeunes filles - entre 16 et 20 ans - décolorées en blondes, ultra maquillées avec les paupières bleues et des cils immenses pailletés, vêtues de micro-jupes et juchées sur des talons compensés démesurés, ornées comme des sapins de Noel de grigris en peluche de toutes tailles et de toutes sortes accrochés à la ceinture ou à la veste, au sac, dans les cheveux.

Aujourd'hui, leurs petites soeurs ne se retrouvent plus que de temps en temps, dans des endroits précis de la ville. Ces rassemblements ne semblent avoir d'autre objectif que de se 'déguiser' et se retrouver en tribus et sous-tribus reconnaissables à des signes qui nous échappent totalement.

Les cheveux sont platine ou rouge orangé, rose ou vert ; le noir et blanc et la tendance 'infernale' sont très présents, mais tous les styles coexistent pacifiquement. Les filles sont les plus nombreuses, mais les garçons s'y mettent aussi.



Nous sommes à l'entrée d'un grand hall dans lequel des centaines de jeunes se déguisent (ça me semble le terme le plus approprié) avec des costumes très élaborés, accompagnés de la coiffure, du maquillage et des chaussures ad-hoc. Ils arrivent chargés de gros sacs ou de valises contenant leurs accessoires et paient un droit d'entrée.


Quand j'ai voulu filmer, une employée a couru vers moi pour m'en empêcher. Je ne comprenais pas trop où était le problème, jusqu'à ce que je réalise qu'il suffisait d'acheter un ticket pour y être autorisé.



Les jeunes, qui eux ont payé (grrr!!), se prennent en photo, c'est même le but du jeu. Equipés d'appareils impressionnants, ils prennent des poses, choisissent le décor et se mitraillent à tour de rôle.

Tout ça se passe au Dôme de Tokyo, un endroit qu'on a beaucoup aimé et dont on reparlera.

Mais dans la vie courante, hormi de tels lieux de rendez-vous, les accoutrements sont moins élaborés. Ici,
à Osaka, à l'entrée d'un concert de rock, la tendance est aux cheveux auburn - plus discret au quotidien - et aux squelettes, bien sûr !

















Retour à Tokyo, un dimanche à Harajuku, le quartier où se retrouvent les (très) jeunes.

Tendance squelette-toile d'araignée ?

ou poupée de collection ?













































Drôle de plan que se font ces gamines... ça me laisse perplexe, elles me font de la peine et en même temps, elles m'énervent prodigieusement ! Je ne comprends rien, aucun repère, aucune explication.

Et ce n'est pas l'expression du visage de cette petite qui m'indiquera une piste...












mimi ?


et jicé ?
AU JAPON !



Par mimi san - Publié dans : nipponenimauvaise
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Mardi 20 mars 2007 2 20 /03 /Mars /2007 10:36
Pour rester dans le registre "Toilettes" abordé récemment , je vais vous parler aujourd'hui des salles de bains japonaises.

Le bain est en soi un élément important de la culture traditionnelle du Japon. Les bains publics ont longtemps représenté une activité sociale majeure dans les villages et les quartiers. Les sources thermales ou onsen attirent encore de nombreux visiteurs, et il ne doit pas exister un seul Japonais qui n'est jamais allé dans un onsen de sa vie.

A la maison, la salle de bains est donc une pièce importante et les ablutions, comme toutes les activités de la vie d'un citoyen japonais, obéissent à un ensemble de procédures bien différentes de notre façon à nous de, tout simplement, nous laver.

Physiquement, le modèle minimal de salle de bains est en plastique moulé et tient dans 5m2.



Le robinet dessert aussi bien le lavabo que la baignoire qui, elle, a la particularité d'être très profonde et très courte.


L'avantage, c'est que l'eau reste bien plus longtemps chaude que dans nos baignoires plus longues mais moins profondes










L'inconvénient....

Alors là, on ne sait pas quoi penser de ce montage improbable, destiné à vous donner un ordre de grandeur de la baignoire, sans dévoiler mes charmes, ni me forcer à me mettre en maillot de bain !!! c'était l'outil de base proposé par Photoshop, j'ai pas cherché à comprendre, j'ai pris.



Murs, sol, plafond, lavabo, baignoire et wc sont tous solidaires, coulés dans le même plastique jaune pâle. Il y a un petit côté jouet, ou bateau. C'est minuscule mais y'a tout ce ki faut (même le séchoir, les brosses à dents etc.. j'en ai déjà parlé).


Malheureusement, cette version minimale ne permet pas de procéder
correctement au rituel du bain. Car au Japon, on se lave avant d'aller dans le bain, une survivance de l'époque (révolue ? je n'en suis pas sûre) où toute la famille allait à tour de rôle se tremper jusqu'au cou dans une grande bassine contenant de l'eau très chaude, histoire de se détendre avant d'aller dormir. Le père prenait le premier tour, quand l'eau est propre et chaude, puis venaient les fils, la mère et enfin les filles qui écopaient toujours de l'eau tiédasse et usagée. L'ordre normal des choses, quoi !

A Tokyo, notre salle de bains était parfaitement adaptée à l'usage indigène.


Comme vous voyez, le tuyau de douche est fixé directement au mur de la salle de bains, à  côté de la baignoire. Le sol est en plastique ou en carrelage, légèrement en pente, et l'eau s'écoule par un trou à cet effet.

Le petit tabouret et la bassine sont les mamelles de la douche, présents dans toutes les bonnes maisons, car la procédure consiste à s'installer sur le petit tabouret face au miroir et à s'asperger avec l'eau de la bassine, qui permet également de rincer la serviette qui sert de gant de toilette, de faire un bain de pied, peut-être de laver sa petite culotte, etc...

Ce n'est qu'ensuite, une fois rincé à fond, que l'on ira s'immerger dans l'eau bouillante (40° minimum) de la baignoire.

Je dois avouer que ça nous a pris un moment avant de comprendre... Ni El Butcho ni personne ne nous avait expliqué comment ça marchait, alors au début, on était un peu perplexe en tentant de prendre la douche dans la baignoire, comme à la maison.



A Atami, la salle de bains était grand luxe, carrelage blanc partout, large baie vitrée ouvrant sur les arbres autour de la baignoire, et même un (petit) écran pour regarder la télé, intégré au-dessus des robinets.
Là-bas, c'était le règne de la domotique, tout était télécommandé (et rien ne marchait, ronchonne-t-elle...). On pouvait programmer le bain depuis l'étage supérieur grâce à un petit écran de commande placé dans le bureau, dire à quelle heure il devait couler, quelle température, quelle chaîne de télé ou de radio. Et à l'heure dite, la dame (il y avait une dame bien sûr) disait : votre bain est prêt, en japonais.

Dans ce genre de baignoire, équipée bien entendu de quelques options jacuzziennes, l'eau est constamment maintenue à la température fixée, et c'est vachement bien ! parce que moi, ce que j'aime pas dans les bains, c'est quand ça refroidit ! c'est déprimant. Là-bas on peut continuer à bouillir toute la nuit sans problème (bonjour le gaspi d'énergie).


La maison d'Atami vue de derrière.
La sdb, c'est la fenêtre en bas à gauche. Notre chambre, c'est la baie vitrée avec la petite terrasse à droite. Le salon était au-dessus, à côté du bureau et de la salle de massage.

 
Dernière particularité : pas de chauffage, ni dans les wc ni dans les salles de bains. A Atami, le soir, pour se brosser les dents, il ne faisait pas 10°. On se serait cru dans un refuge dans le Mercantour. Après avoir traité le peuple japonais tout entier de retardés, de sous-développés et de masochistes, j'ai compris que, dans la majorité des cas, l'espace est si restreint qu'il suffit de faire couler la douche 1mn pour que la sdb soit chaude. Si de plus, on le fait à la japonaise, l'eau de la douche autour de 40° et le bain qu'on aura eu soin de se faire couler à 44° (et qui aura aussi réchauffé l'atmosphère) pallieront l'absence de chauffage.

Ceci dit, à Atami la sdb était grande et pour la douche du matin (sans bain brûlant à côté) c'était sportif !

Résumé : au Japon, on se lave avant le bain dans une salle de bain non chauffée, même quand il neige dehors.

Nous touchons maintenant à la fin de cette saga. Un dernier reportage sur la jeunesse colorée de Tokyo, quelques photos du célèbre Tokyo Dome, un immense stade entouré d'un centre commercial (tiens donc) et d'un parc d'attractions, et un coup de coeur architectural ultime pour l'immeuble de Mikimoto à Ginza. Tout ça sur 1, 2 ou 3 articles. Voilà ce qui nous attend, pour atterrir en douceur...


mimi et jicé
au japon

 
Par mimi san - Publié dans : nipponenimauvaise
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Jeudi 15 mars 2007 4 15 /03 /Mars /2007 17:18
Alors que le voyage réel est déjà un souvenir, le voyage virtuel peut continuer avec encore un autre aspect de la vie quotidienne au Japon que je me dois de partager avec vous : le récit de notre séjour au Japon serait incomplet - et donc inexact - si je ne parlais pas de la façon dont on procède aux ablutions dans ce beau pays.

Dans un restau, un wc en lambris récupérés à partir d'emballages de saké en bois. Sympa...


On parle toujours des voyages avec de grandes envolées lyriques et des trémolos - moi la première - mais finalement, dans la vraie vie, ce qui compte (aussi ? beaucoup ?) ce sont les petites choses de la réalité quotidienne. Manger, boire, dormir, se laver, faire pipi et même kk... c'est fou l'importance que ça a. Et c'est quand on ne dispose plus de ses repères habituels qu'on s'en rend compte.

Au Japon, pour une pisseuse comme moi, la vie est bien plus facile qu'en France. (J'y peux rien, j'ai été accueillie au monde par un 'tout ça pour une pisseuse' proféré par le gynéco qui avait aidé ma mère à accoucher... d'ailleurs tiens, c'est vrai, on ne dit pas 'un pisseur'... Interesting.... Bref depuis lors, je suis féministe et je fais souvent pipi. J'y peux rien.) Là-bas, donc, c'est le bonheur car il y a des toilettes publiques partout. Partout. Tout le temps. Dès qu'on se dit, tiens j'irais bien aux toilettes, dans les 5mn hop, v'là des toilettes. Propres, nickels ! avec du papier, des lavabos et dans certains cas, une offre variée pouvant répondre à toutes les situations :



Par exemple, dans ces toilettes Femmes d'un grand magasin, les mamans sont choyées (coeur de cible, la femme au foyer qui n'a rien d'autre à faire que d'aller se ballader au Centre commercial avec ses mioches).

Siège pour déposer l'enfant pendant que maman fait son pipi, table à langer, urinoir miniature pour les p'tits gars et wc minuscule -non représenté- pour les p'tites reines.

Ils sont hyper forts en pictogrammes. Il y a des bouquins entiers consacrés à ça.







Dans sa version de base, le wc japonais ressemble à un bidet encastré dans le sol.





Vous constatez la propreté et la présence de pq...en quantité !

Personne ne vole les rouleaux pour la maison, et il semble que la formule "Prière de laisser cet endroit aussi propre etc. etc." est effectivement mise en application. Autre miracle, la porte est systématiquement munie d'un crochet pour le sac.

Contrairement à ce qu'on aurait tendance à faire naturellement, on s'accroupit FACE au renflement. Et on peut même se tenir aux barres.

Mais, de nos jours, le vécé a bien évolué chez nos amis nippons et la version de base est désormais concurrencée par un modèle De Luxe très répandu, tant dans les lieux publics (restaus, magaz') que dans les foyers privés.
Il s'agit du WASHLET.

Le WASHLET est un wc équipé de plusieurs fonctions utiles, qui se présente comme ceci :
Mais avant d'y accéder, il faut changer de chausson :


Vous savez qu'il serait totalement incongru, indécent, impoli, en un mot impossible, de pénétrer dans un intérieur japonais sans se déchausser et revêtir les chaussons préparés par vos hôtes à votre intention.

Là où ça se complique, c'est quand on a envie d'aller faire un petit pipi. Car là, il faut absolument troquer vos savates contre les chaussons spéciaux wc disposés à cet effet. Le côté pratique de la chose, c'est qu'on laisse ses pantoufles normales devant la porte et donc, même s'il n'y a pas de verrou, ça se voit que c'est occupé ! L'inconvénient, pour les têtes de linotte comme moi, c'est qu'il ne faut pas oublier de refaire l'opération en sens inverse en repartant, car, quand on arrive au salon chaussé des savates de wc, c'est l'horreur !!! c'est un peu comme si on avait coincé l'arrière de la jupe dans le collant, vous voyez, les filles ?




Mais revenons au Washlet.
Comme son nom l'indique, il permet de se laver. C'est la version moderne de la boite en conserve rouillée qu'on trouve dans tous les bons wc de l'Inde.

En partant de la gauche, le premier bouton correspond à la fonction Arrêt (de l'action en cours). Le second envoie un jet dirigé vers l'arrière, pour la grosse commission. Le troisième, spécifiquement destinée aux dames, envoie un jet plus vers l'avant.

Pas mal déjà, mais ce n'est pas tout.

Le quatrième bouton envoie de l'air pulsé afin de sécher ce que l'on vient de mouiller. La température de l'eau et de l'air, et l'intensité des jets, sont réglés grâce au gros bouton de droite et aux petits en dessous.

Last but not least, la lunette des wc est chauffée... (très très agréable, je vous assure). Parfois il y a encore d'autres gadgets, la chasse qui se met en marche automatiquement, et même, je l'ai vu de mes yeux, le couvercle qui se lève quand on entre dans la pièce et qui se rabaisse tout seul. Il existe aussi des boutons supplémentaires permettant de diffuser un parfum d'ambiance...

Ah, j'allais oublier : le son !!! ouiiiiii.... il existe un autre dispositif qui diffuse un bruit de chasse d'eau et qu'on actionne pour couvrir les bruits réels que l'on produit. Ce qui permet de péter tout son saoul et de ressortir la tête haute ! J'ai mis un moment à comprendre, je l'avoue... Il fallait y penser !



De retour à la maison, j'ai trouvé notre wc vraiment minable.


Et bientôt, la suite de cette série : les salles de bains au Japon....


mimi et jicé
au japon




Par mimi san - Publié dans : nipponenimauvaise
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Mercredi 7 mars 2007 3 07 /03 /Mars /2007 08:00

Le dimanche matin, n'espérant plus trouver de pépite à Fukuoka City, on décide de suivre les conseils de notre GO et on part en train pour Yanagawa, 35mn de trajet.

La spécialité de Yanagawa, ce sont ses canaux. Dans cette ancienne ville fortifiée, dont le chateau a brûlé (évidemment) en 1878, les anciennes douves sont exploitées par une armada de bateliers 'facétieux', selon le guide, qui promènent le touriste à travers les canaux dans de longues barques à fond plat, actionnées au moyen d'un long pieu de bambou.

A peine sortis du train, on est agressé par une chef scoute japonaise qui veut absolument qu'on se mette dans une file. On ne comprend rien, et surtout on ne veut pas avoir à faire avec cette folle qui veut nous commander. Jicé en profite pour m'annoncer que de toutes façons, le plan bateau bôf, il aimerait autant pas.

Du coup, on erre dans la ville, c'est horrible, les rues sont larges, y'a rien, même pas de voitures, c'est dimanche à la puissance mille, on a faim, on ne sait pas où aller, on s'engueule un peu, on consulte même les rares passants qu'on croise sur les possibilités d'activités locales avant de finalement se décider (ou plus exactement LE décider) pour la promenade en barque (de toutes façons il n'y a absolument rien d'autre à faire ici).

Notre barque et nos futurs compagnons de voyage...

On s'assoit en mettant les jambes sous la table recouverte d'un amas de couvertures pour se tenir chaud et nous voilà partis pour plus d'une heure.




















C'est joli,


surtout au début.

Après...

on se lasse !

Certains bateaux transportent des bandes de joyeux drilles qui nous hèleraient presque tant ils sont décontractés... La quantité de verres, de canettes et de petites bouteilles de saké vides qui jonchent leur table n'est certainement pas pour rien dans leur jovialité ! un dimanche à la campagne version saké au lieu du litron.


Les bâteliers facétieux nous lancent en riant "Have a nice day", manifestement les seuls mots non japonais qu'ils connaissent.

La réputation de Méridionaux des habitants de Kyushu se confirme ici.

Il y a un peu plus d'air et de convivialité dans les rapports humains.




Notre jeune bâtelier joue son rôle
à  perfection. Il apporte des explications, des informations historiques, des anecdotes. C'est tout en japonais, et même jicé ne suit pas. Cette lente glissade sur l'eau nous entraîne dans une sorte de torpeur.



On se réveille quand il sort le grand jeu et se met à entonner de sa jeune voix encore adolescente une vieille chanson populaire japonaise. La mamie au chapeau se lâche aussitôt et reprend le refrain d'une petite voix flûtée d'antan.

C'est sympa, même si on n'arrive pas à lier conversation. Faut pas aller trop loin... Je dois admettre aussi qu'on ne fait plus beaucoup d'efforts de socialisation ; on a adopté les usages locaux, on ignore tout le monde !























Pourtant, après avoir retrouvé la terre ferme, près de ce petit temple de quartier, derrière un modeste tori  de pierre grise, d'autres rencontres nous attendent.



















un valeureux monté sur une tortue géante...


et surtout un groupe de minots rieurs.

Cette photo est symbolique car c'est la seule fois de tout notre séjour où des enfants ont couru vers nous en criant Hello Hello. Cette scène si fréquente au cours de nos autres voyages qu'on n'y fait même plus attention ou qu'on est parfois irrité, avait ici une saveur et une fraîcheur nouvelles. (question: quand tu te ballades en France, tu t'attends vraiment à ce que les gamins te hèlent dans les villages ???)

Tout ragaillardis, on s'est mis en quête d'un restaurant (eh oui, on n'avait toujours pas mangé) pour y déguster la spécialité locale, l'anguille. Oui, à Yanagawa, on fait de la barque et on mange de l'anguille. Alors, mangeons de l'anguille. En plus on adore ça.
Et on trouve un bien joli restaurant au bord de l'eau :


qui nous régale d'un plat de riz aux anguilles servi dans une boîte laquée, avec un délicieux thé vert et vue sur le canal. Parfait !





















La mode des anguilles à Yanagawa est bien sûr liée à la présence des canaux qui regorgaient d'anguilles... avant !!! maintenant il n'y a presque plus d'eau. Les barques sont obligées de rester au milieu de la voie fluviale car il n'y a plus qu'une vingtaine de centimètres d'eau à certains endroits.

Pour préserver
l'activité touristique et retenir le peu d'eau qui reste, ils ont fermé une écluse qui sépare les anciennes douves de la rivière.

Vers la rivière le spectacle est désolant :
















L'effrayant problème de la pénurie de l'eau... ici comme partout.








Je ne sais pas trop quelle conscience ont exactement les Japonais des problèmes écologiques. J'ai tendance à penser que ce n'est pas vraiment leur souci, mais je me trompe peut-être. J'ai essayé de parler des OGM avec El Boutcho mais je ne l'ai pas vraiment cru quand il m'a assuré que le soja provenant des US et consommé au Japon n'est pas modifié.


Ce qui est clair, c'est qu'ils n'ont pas l'air angoissés par la consommation de l'électricité. Au retour, en longeant Lingostière et la plaine du Var, ça me faisait comme quand on arrive en Inde, quelques faibles loupiotes et de pauvres enseignes lumineuses, comme s'il y avait moins de watts ici. Ca m'avait jamais fait cet effet.



Retour en train à travers la morne banlieue Fuk, des kilomètres de bâtiments gris et marrons, c'est triste à pleurer. On aperçoit par une fenêtre une classe du dimanche où des écoliers en uniforme prennent des cours privés pour compléter le cursus de la scolarité obligatoire. Pour avoir un bon boulot et gagner beaucoup d'argent, il faut sortir d'une université côtée. Pour accéder à cette université, il faut avoir les meilleurs résultats (et de l'argent pour payer les études) et les enfants entrent dans la compétition dès le primaire, voire le jardin d'enfants. Effrayant.

un practice de golf vu du train

Revenus à Fuk, visite rapide de l'immense galerie souterraine qui double la surface commerciale disponible au centre ville. Pas désagréable, mais bon encore des boutiques, encore des restaus...

On finit par un petit café Aux Bacchanales, une chaîne French style. Ambiance française garantie, c'est un peu moins clean que d'habitude, les serveurs sont en tenue de loufiat et l'environnement sonore est assuré par RFO.


Il est 18h, on va reprendre le métro puis l'avion, récupérer nos valises, prendre le monorail puis un taxi pour rejoindre notre merveilleux hôtel de Panahills dans la banlieue d'Osaka.



mimi et jicé au japon

Par mimi san - Publié dans : nipponenimauvaise
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de quoi ça cause

mimi et jicé au japon

histoire

des mots, des photos et des vidéos qui racontent le voyage de mimi et jicé au japon entre novembre 2006 et février 2007
narrée par mimi san sous le regard bienveillant MAIS critique de jan san.

Voyage professionnel (donc vu de l'intérieur, en apnée) ponctué de périodes de repos (retour au tourisme, bol d'air) avec des séjours de 2 jours à plus de 3 semaines entre Tokyo, Nagoya, Atami,
Ueda (Nagano), Osaka, Arima, Kyoto et Fukuoka.

héros
au japon, jicé est appelé jan, jan san ou jan sensei (en ordre croissant de respect)

il est venu pour former le personnel d'une société japonaise à sa technique de massage pendant trois mois. mimi san l'accompagne. ils ont déjà fait un séjour de trois mois en 2000 au japon et jicé se débrouille à l'oral comme à l'écrit en japonais.

principaux intervenants

Maman
la reine des abeilles, la super-maman des 200 filles qu'elle emploie. une personnalité. une sacrée femme d'affaires, entreprenante et audacieuse. elle règne sans partage et sans discussion sur son petit royaume, dans la bonne humeur ET avec une poigne de fer. généreuse et pingre à la fois. sympa mais à condition que ce soit elle qui commande... elle a craqué pour jicé et en même temps, elle flaire la bonne affaire.
Papa
bonnard, toujours la banane. ne dit rien. ne parle pas un mot d'anglais. ne se mêle pas mais sans aucune  prétention. on ne sait pas quel est son rôle.
El Boutcho
le chef d'une section de l'entreprise. seul homme avec papa au milieu de toutes ces femmes. c'est lui qui est chargé de s'occuper de jan (respect minimum) et de sa grognasse (moi) pendant leur séjour.
les relations cordiales du début se tendent assez rapidement pour ensuite poursuivre une lente détérioration, malgré les efforts désespérés de jicé qui essaie de sauver les meubles. chocs de cultures, conflits de personnalités...


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