Nous sommes à l'entrée d'un grand hall dans lequel des centaines de jeunes se déguisent (ça me semble le terme le plus approprié) avec des costumes très élaborés, accompagnés de la coiffure, du maquillage et des chaussures ad-hoc. Ils arrivent chargés de gros sacs ou de valises contenant leurs accessoires et paient un droit d'entrée.
Tout ça se passe au Dôme de Tokyo, un endroit qu'on a beaucoup aimé et dont on reparlera.
Tendance squelette-toile d'araignée ?
Le robinet dessert aussi bien le lavabo que la baignoire qui, elle, a la particularité d'être très profonde et très courte.
A Tokyo, notre salle de bains était parfaitement adaptée à l'usage indigène.
Là-bas, c'était le règne de la domotique, tout était télécommandé (et rien ne marchait, ronchonne-t-elle...). On pouvait programmer le bain depuis l'étage supérieur grâce à un petit écran de commande placé dans le bureau, dire à quelle heure il devait couler, quelle température, quelle chaîne de télé ou de radio. Et à l'heure dite, la dame (il y avait une dame bien sûr) disait : votre bain est prêt, en japonais.
Dans un restau, un wc en lambris récupérés à partir d'emballages de saké en bois. Sympa...
Comme son nom l'indique, il permet de se laver. C'est la version moderne de la boite en conserve rouillée qu'on trouve dans tous les bons wc de l'Inde.
au japon
Le dimanche matin, n'espérant plus trouver de pépite à Fukuoka City, on décide de suivre les conseils de notre GO et on part en train pour Yanagawa, 35mn de trajet.
La spécialité de Yanagawa, ce sont ses canaux. Dans cette ancienne ville fortifiée, dont le chateau a brûlé (évidemment) en 1878, les anciennes douves sont exploitées par une armada de bateliers 'facétieux', selon le guide, qui promènent le touriste à travers les canaux dans de longues barques à fond plat, actionnées au moyen d'un long pieu de bambou.
A peine sortis du train, on est agressé par une chef scoute japonaise qui veut absolument qu'on se mette dans une file. On ne comprend rien, et surtout on ne veut pas avoir à faire avec cette folle qui veut nous commander. Jicé en profite pour m'annoncer que de toutes façons, le plan bateau bôf, il aimerait autant pas.
Du coup, on erre dans la ville, c'est horrible, les rues sont larges, y'a rien, même pas de voitures, c'est dimanche à la puissance mille, on a faim, on ne sait pas où aller, on s'engueule un peu, on consulte même les rares passants qu'on croise sur les possibilités d'activités locales avant de finalement se décider (ou plus exactement LE décider) pour la promenade en barque (de toutes façons il n'y a absolument rien d'autre à faire ici).
Notre barque et nos futurs compagnons de voyage...
On s'assoit en mettant les jambes sous la table recouverte d'un amas de couvertures pour se tenir chaud et nous voilà partis pour plus d'une heure.
Cette photo est symbolique car c'est la seule fois de tout notre séjour où des enfants ont couru vers nous en criant Hello Hello. Cette scène si fréquente au cours de nos autres voyages qu'on n'y fait même plus attention ou qu'on est parfois irrité, avait ici une saveur et une fraîcheur nouvelles. (question: quand tu te ballades en France, tu t'attends vraiment à ce que les gamins te hèlent dans les villages ???)
un practice de golf vu du train
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